• Le 18 octobre 2019

Le Président Olivier Laboux a transmis un message à l'ensemble de la communauté universitaire le vendredi 18 octobre sur la situation de Nantes Université.

Chères et chers collègues,

À la suite du Conseil d’administration de Centrale Nantes qui a voté le 9 octobre dernier contre les statuts et le décret de création de Nantes Université, je m’étais engagé à vous tenir informés de l’évolution de la situation.

Je tiens à vous remercier pour les messages que vous avez été très nombreux à nous adresser. Ils témoignent de la solidarité qui nous lie, de la détermination avec laquelle nous travaillons et également de l’inquiétude que suscite un éventuel arrêt de l’I-Site.

Depuis une semaine, avec mon équipe, nous avons échangé avec les directeurs de composante, les directeurs d’unité de recherche, les deux autres fondateurs, nos partenaires de l’enseignement supérieur, des entreprises, les collectivités et l’État.

Les discussions sont aujourd’hui rompues avec la direction de Centrale Nantes qui doit mesurer les effets de la décision prise par le Conseil d’administration, notamment pour l’avenir de l’I-Site. La responsabilité du Conseil d’administration de Centrale Nantes est donc engagée. Toutes les étapes de notre rapprochement dans le cadre de Nantes Université avaient été franchies et respectées, depuis le vote de la convention attributive de NExT, en juin 2018, jusqu’à la signature de l’accord de consortium, en juillet 2019. Le CHU, l’Inserm et l’Université de Nantes avaient d’ailleurs, de leur côté, approuvé les statuts. Aussi, le choix des administrateurs de cette école a provoqué une grande stupéfaction.
Nous avons pris la mesure de la méconnaissance du projet au sein de leur établissement, largement alimentée par une véritable campagne de désinformation. Contrairement à ce que certains ont pu affirmer : le projet scientifique et le projet de gouvernance sont indissociables.

Le retrait d’un fondateur, en l’occurrence Centrale Nantes, signifierait une perte estimée à 50 millions d’euros d’ici 2021 pour l’ensemble des partenaires. Nous perdrions également la propension à postuler aux appels à projets réservés aux seules Grandes Universités de Recherche (IDEX et I-Site).
Dans l’attente de la position de l’État concernant l’avenir de l’I-Site, tout nouvel engagement financier NExT est suspendu. Dès que j’aurai des éléments, je vous les communiquerai et vous indiquerai les mesures que nous prendrons en conséquence.

Quoi qu’il advienne, je veux vous assurer, chères et chers collègues, que notre établissement continuera à aller de l’avant.

En tant que Président de l’université, je porte un projet politique, sur lequel vous m’avez élu, et auquel je reste fidèle : rapprocher les grandes écoles, le CHU, les organismes de recherche et l’université dans un objectif d’excellence collective ; réorganiser notre établissement en créant des grands pôles, plus lisibles et plus efficaces, qui privilégient la transversalité à la verticalité.

Nous travaillons à ce projet depuis 2012. Le CHU, l’Inserm et l’université sont plus que jamais en accord pour créer un Établissement Public Expérimental, Nantes Université, qui permettra une véritable délégation de compétences aux pôles. Depuis plusieurs mois, l’École Nationale Supérieure d’Architecture et l’École Supérieure des Beaux-Arts ont, avec l’approbation des Conseils d’administration, manifesté le souhait de rejoindre Nantes Université en tant qu’établissements-composantes. Nous allons concrétiser ce projet dans les mois qui viennent.

Le travail remarquable que nous avons collectivement fourni depuis plusieurs années conserve tout son sens et je vous prie de croire en notre engagement de tous les instants pour en garantir la concrétisation.

Sentiments dévoués,

Olivier Laboux
Président de l’Université de Nantes