https://nouvelleuniversite.univ-nantes.fr/medias/photo/vignette-open_1641466324953-PNG

Depuis mai 2021, l’université a adopté l’obligation de dépôt de toutes les publications scientifiques de l’établissement dans l’archive ouverte Hal.univ-nantes. Cette démarche marque une étape importante dans la généralisation de l’ouverture de l’ensemble des ressources issues de la recherche scientifique et de l’enseignement. Pour soutenir cette évolution vers la science ouverte, des formations et un suivi personnalisé sont proposés aux chercheurs.

Impulser une vraie dynamique en faveur de la science ouverte (open science) : c’est l’un des engagements forts pris par Nantes Université pour les cinq années à venir.
"Fin mai 2021, notre conseil d’administration a voté, à une très large majorité, l’obligation de déposer en texte intégral toutes les publications scientifiques émanant de nos laboratoires (articles publiés ou non, thèses) dans les archives ouvertes HAL, explique Olivier Grasset, vice-président en charge de la Recherche et Science ouverte.
L’idée est de généraliser l’accès ouvert à ces documents en les rendant disponibles pour tous, gratuitement et sans limitation de durée."
Cette démarche avait été amorcée dès 2018 avec le lancement d’un plan Science ouverte, suivi, en 2019, de la création d’un groupe de travail chargé de dresser un état des lieux des pratiques éditoriales à l’université.

Former et sensibiliser les chercheurs à la science ouverte

Pour accompagner les laboratoires et les chercheurs dans l’acculturation à la science ouverte, Nantes Université leur propose des formations dédiées à ce sujet.

Deux médiatrices assurent ces sessions :

"Nous abordons l’intérêt de la démarche, les avantages et les inconvénients de l’accès ouvert, les atouts de la plateforme HAL qui permet leur conservation pérenne. Le droit d’auteur et l’application de la loi pour une république numérique, représentent un autre enjeu important, tout comme les politiques éditoriales des principaux éditeurs scientifiques." précise Constance Cournede, responsable du service archivage et diffusion de la recherche, cheffe de projet Science ouverte et médiatrice Archives ouvertes en sciences humaines.

Parallèlement à ces formations, les médiatrices proposent un accompagnement personnalisé dédié notamment aux aspects pratiques du dépôt d’articles : création des identifiants HAL, nettoyage des métadonnées, catalogage, mise à jour mensuelle des dépôts, etc.
De manière plus ludique, les « cafés HAL » réunissent régulièrement quelques chercheurs autour d’un bibliothécaire, pour échanger à bâtons rompus sur le sujet. "Pendant ces rendez-vous informels, il se crée une émulation entre collègues, et nous pouvons aussi rassurer les gestionnaires sur les aspects qui peuvent poser des difficultés", rapporte Constance Cournede.

" Nous observons une acculturation progressive à la science ouverte "

Vers l’ouverture des données de laboratoire

Au-delà de la mise à disposition des publications, Nantes Université s’implique sur un autre volet de la science ouverte : l’ouverture de certaines données de la recherche telles que tableaux, graphiques ou relevés divers.
"Il existe des données stratégiques qui représentent un enjeu national voire international important, mais qui restent pour le moment confidentielles." précise Olivier Grasset.

Cette réflexion se développe notamment dans le cadre des réseaux internationaux auxquels appartient l’université, comme le réseau européen EOSC (European Open Science Cloud).

" De façon générale, nous observons une acculturation progressive à la science ouverte. Le dépôt sur HAL devient un réflexe pour un nombre croissant de chercheurs, et les compétences en lien avec la science ouverte figurent plus souvent dans les annonces d’embauche " conclut Constance Cournede.