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  • Le 29 avril 2021
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Carine Bernault, présidente de l’Université de Nantes, a confié à la Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin la mission de faire émerger un axe académique fort dans le champ des sciences humaines et sociales. Une réflexion collective sera engagée dans les prochaines semaines avec les unités de recherche et les composantes des pôles Humanités et Sociétés, afin de partager les premières hypothèses de travail avec l’ensemble de la communauté universitaire d’ici à l’automne 2021.

MSH La démarche s’inscrit dans le projet politique porté par la présidente de l’Université de Nantes et son équipe. "Nous avons de longue date une culture académique forte en matière de sciences humaines et sociales (SHS) à Nantes et nous devons lui apporter la reconnaissance qu’elle mérite", explique Carine Bernault. "C’est pourquoi j’avais clairement pris cet engagement lors de mon élection en 2020. Bien que les derniers mois nous aient laissé peu de répit, je souhaitais lancer la réflexion au plus vite. Au moment où nous sommes confrontés à des enjeux sociétaux de plus en plus complexes, nous avons plus que jamais besoin de travailler ensemble autour d’un axe interdisciplinaire qui fasse sens et nous permette d’affirmer notre identité".
 

Une dynamique collective à renforcer

La Maison des Sciences de l’Homme (MSH) Ange-Guépin joue ainsi un rôle d’animation dans la structuration du futur axe. "Le cœur de mission des MSH est justement de faire vivre les SHS entre elles et en dehors dans une logique interdisciplinaire", souligne Frédéric Le Blay, son directeur. "Nous pourrons notamment nous appuyer sur le Réseau national des MSH pour apporter un regard sur les dynamiques scientifiques en cours au plan national et international et affirmer ainsi un axe qui nous permette d’être reconnus collectivement au-delà du site nantais. Nous avons toutes les forces scientifiques pour le faire et les attentes sociétales sont de plus en plus fortes !".

"L’apport des SHS dans la remise en question de nos sociétés est fondamental", renchérit Araceli Turmo, nouvelle directrice-adjointe de la MSH. "A nous de prendre du recul, de sortir de nos réflexes disciplinaires pour faire émerger ensemble un axe qui nous permette de nous engager, d’apporter notre éclairage pour accompagner la transformation de nos sociétés".
 

Des premières hypothèses de travail

Pour construire cet axe, l’Université de Nantes ne part pas d’une page blanche. "Les dynamiques fédératives existent déjà à Nantes, sur des sujets comme les études européennes ou la mer par exemple", ajoute Frédéric Le Blay, "et nous avons de nombreuses forces en présence avec près de 500 enseignants-chercheurs et chercheurs titulaires et 82 personnels d’appui à la recherche, répartis entre 9 composantes et 16 unités de recherche". La thématique du "bien-être", portée par l’Université européenne EUniWell, dont l’Université de Nantes est l’un des 7 partenaires, pourrait également être un sujet intéressant sur lequel les SHS nantaises auraient toute légitimité. "Mais tout reste à faire et ce seront nos collègues qui proposeront les orientations ou thématiques sur lesquelles il sera le plus pertinent de se positionner".

La démarche sera présentée et partagée dans les semaines qui viennent à l’ensemble des directeurs de composantes et des directeurs d’unités de recherche des deux pôles (Humanités et Sociétés) "pour prendre le pouls du terrain et présenter des premières hypothèses de travail" dans les semaines qui viennent. Une première étape avant un élargissement des discussions avec l’ensemble de la communauté universitaire prévu à l’automne 2021.